
Back to Kinzler’s Global News Blog
Le Point, January 17
IA : de Black Forest à Siemens, le réveil stratégique de l’Allemagne
Tech. Malgré un léger retard à l’allumage, l’Allemagne accueille aujourd’hui plusieurs champions en intelligence artificielle et accélère la transformation de son riche tissu industriel.

Full text:
L’automne 2023 aurait dû marquer le triomphe allemand dans l’intelligence artificielle. Aleph Alpha, une jeune pousse censée concurrencer OpenAI, lève 500 millions d’euros, principalement auprès d’industriels nationaux. Quelques mois plus tard, c’est la débâcle : abandon du développement de modèles de fondation et sage reconversion en intégrateur technologique. Le médiatique fondateur Jonas Andrulis quitte finalement son poste de PDG. Une douche froide pour Berlin, alors que Paris célèbre régulièrement les performances de Mistral, qui talonne celles des Big Tech.
Cet épisode est en passe d’être digéré. Plusieurs entreprises allemandes sont aujourd’hui reconnues comme les plus prometteuses dans l’intelligence artificielle à l’échelle européenne, voire mondiale. Il y a bien sûr le célèbre traducteur DeepL, originaire de Cologne, qui vise une introduction en Bourse cette année. Mais la pépite du moment se nomme Black Forest Labs. Spécialisée dans la génération d’illustrations et de vidéos en intelligence artificielle, la start-up installée à Fribourg compte comme clients les réseaux sociaux Meta et Snapchat, de même que les outils de création leaders du marché Adobe et Canva. À l’origine, une poignée d’ingénieurs qui ont contribué au développement de Stable Diffusion, pionniers dans la génération d’images par IA – une technologie antérieure à l’apparition de ChatGPT. Black Forest Labs, évaluée à 3,25 milliards de dollars, figure parmi les rares compagnies européennes développant ses propres modèles, à l’instar de Mistral. Une fierté scientifique et commerciale. “Pendant longtemps, en Europe et en Allemagne, le débat portait surtout sur la régulation. On allait parfois jusqu’à penser que nous pourrions exporter des règles plutôt que des produits”, sourit Björn Ommer, professeur en informatique à l’Université Ludwig-Maximilian de Munich et co-créateur de Stable Diffusion.
Au-delà, ce succès conforte un tournant stratégique. “L’Allemagne a compris que dans l’IA, la valeur réside désormais dans l’adaptation de modèles à des niches spécifiques, pour des entreprises ou des administrations”, explique Alexander Loeser, professeur à l’Université des sciences appliquées de Berlin et consultant IA auprès des firmes du DAX, le CAC40 allemand, ainsi que du gouvernement fédéral. Les réussites se multiplient, à l’image de N8N, pionnière dans le domaine de “l’agentique”, un sous-domaine de l’IA visant à automatiser les flux de travail; elle pèse à ce jour 2,5 milliards de dollars. Parloa, dans le même domaine, équipe Ikea, Booking.com ou encore Decathlon. Avec la guerre en Ukraine, la défense est un autre segment porteur. Quantum Systems et surtout Helsing – respectivement évaluées à 3 et 12 milliards de dollars – sont à la pointe dans les équipements militaires et les drones entraînés à l’aide d’IA. Signal notable : “KI-Ära” (ère de l’IA) a été choisi, début décembre, comme mot de l’année par l’Association pour la langue allemande (GfdS). L’intelligence artificielle serait “sortie de la tour d’ivoire de la recherche scientifique”, selon le jury indépendant composé de linguistes.
Un vent de révolte chez les grands industriels
L’Allemagne espère en profiter pour son industrie manufacturière. Le pays dispose du tissu le plus puissant d’Europe, et du plus grand marché de la robotique : 415 robots pour 10 000 employés, chiffre le German Trade and Invest. “Les meilleures opportunités pour le pays se situent dans l’automatisation industrielle, l’IA visuelle et la robotique, confirme Julian Riedlbauer, partenaire dans la banque d’investissement technologique Drake Star. Cela, compte tenu de l’évolution démographique, afin de rester performants et être capables de traiter une charge de travail croissante avec moins de personnel.” Mais aussi de l’intense concurrence chinoise à ce niveau.
Le compte n’y est pas encore. “Notre recherche est de haut niveau, mais la traduction en stratégies industrielles, comme dans l’automobile, reste très prudente”, cingle Björn Ommer. Parmi les freins évoqués, les importants investissements requis, en particulier pour le Mittelstand – ce réseau dense de petites et moyennes entreprises germanophones. Les profonds changements de culture nécessaires au sein des manufactures. Et des difficultés à bien former les jeunes talents. Les deux grands pôles universitaires et technologiques, Berlin et Munich, sont plutôt éloignés des zones industrielles. “Il faut exercer les étudiants sur de véritables infrastructures et sur des problèmes concrets de l’industrie. Mais le matériel est très coûteux. Certaines universités parviennent déjà à faire le saut vers des modèles et des agents spécialisés; cependant, le plus souvent, seuls de petits projets sont réalisés sur une infrastructure matérielle limitée”, observe Alexander Loeser.
Les grands industriels prennent toutefois conscience de l’urgence. “Nous sommes assis sur une énorme quantité de données”, a estimé le patron du conglomérat Siemens, Roland Busch, il y a quelques mois, à Bloomberg TV. Le premier employeur d’Allemagne vient de lancer un partenariat avec Nvidia pour concevoir des jumeaux numériques et automatiser toujours plus rapidement ses chaînes de production, notamment dans son usine d’Erlangen près de Nuremberg. Il avait, précédemment, racheté à prix d’or (10 milliards de dollars) la société de logiciels Altair Engineering, spécialiste de l’IA. La multinationale Bosch, ces derniers jours, a quant à elle annoncé un investissement de trois milliards d’euros dans la mise en oeuvre de l’IA dans ses fabriques. Toujours en collaboration avec Nvidia, l’opérateur Deutsche Telekom a lui officialisé la création d’un cloud IA exclusivement dédié à l’industrie doté d’environ 10 000 GPU, à Munich. De quoi augmenter de 50 % la puissance de calcul dédié à l’intelligence artificielle dans le pays, d’ici les premiers mois de l’année. Un modèle de langue open source souverain de 100 milliards de paramètres y sera par ailleurs entraîné par le consortium Soofi, comprenant entre autres l’institut de recherche Franhaufer et le Centre allemand de recherche en intelligence artificielle (DFKI). A noter, enfin, le sursaut de l’éditeur de logiciels de Walldorf, SAP. “Leur écosystème est la colonne vertébrale de l’adoption de l’IA dans les grands groupes allemands”, expose Julian Riedlbauer. “Ils ont récemment eu la bonne idée de s’allier au seul fournisseur de modèles de langage en Europe, Mistral, salue Alexander Loeser. C’est un partenariat intelligent, qui permet de déployer des solutions européennes souveraines issues de deux acteurs de premier plan dans ces secteurs, sans devoir recourir à des fournisseurs de modèles situés hors de l’Union européenne.”
Un soutien plus marqué de Merz
Les planètes semblent enfin s’aligner. “Une réunion annuelle rassemble désormais tous les membres des centres nationaux en IA et le réseautage entre chercheurs commence à fonctionner. Cela inclut les relations industrielles, les start-ups et les transferts de technologie, pointe la docteure Katharina Morik, experte en IA à l’Université de Dortmund. Cela explique peut-être pourquoi nous semblons aujourd’hui plus dynamiques qu’il y a deux ans.” A cela s’ajoute un soutien politique plus affirmé du chancelier Friedrich Merz que de son prédécesseur Olaf Scholz. “Cette coalition n’investissait pas les sommes dont nous avions besoin”, se remémore l’universitaire et consultant Alexander Loeser, membre d’un ancien comité consultatif sur l’IA. Dorénavant, une stratégie actualisée vise non seulement à développer des solutions à la fois compétitives et souveraines dans l’IA face à la dépendance aux solutions américaines, dont tire parti l’administration Trump, mais également à atteindre 10 % de production économique liée à l’IA d’ici 2030. Quelque 1,6 milliard d’euros ont été dépensés rien qu’en 2025 par le BMFTR, le ministère de la Recherche et de la technologie, pour soutenir la filière de l’intelligence artificielle. Plus que dans tout autre secteur, d’après Euronews.
Des initiatives d’envergure dans la recherche et la formation sont attendues, comme à Heilbronn. Cette petite ville au nord de Stuttgart accueillera d’ici peu un gigantesque campus IA d’une capacité de 5 000 personnes. Les priorités du projet “IPAI” sont tournées vers la collaboration avec l’industrie, une fois de plus. Mercedes-Benz y est, par exemple, déjà associé. Friedrich Merz avait répondu présent pour la pose de la première pierre, en octobre. Du côté des investisseurs, un nom se détache, celui du groupe de distribution Schwarz. Un autre grand espoir, quelque peu inattendu, de la tech allemande. Ce propriétaire des magasins discount Lidl, bouée de sauvetage d’Aleph Alpha qu’il finance toujours, prévoit d’investir 11 milliards d’euros dans un service cloud et est en lice pour développer une “gigafactory” (une usine d’IA financée par l’Union européenne). Sa référence : le géant américain Amazon et son service informatique AWS. Une ambition qui, si elle aboutit, bénéficierait non seulement à l’Allemagne, mais vraisemblablement à l’Europe dans son intégralité. Sa référence : le géant américain Amazon et son service informatique AWS. Une ambition qui, si elle se concrétise, profiterait non seulement à l’Allemagne, mais probablement à l’Europe tout entière. Elle aussi, gagnée par la “KI-Ära”?
The Economist, January 16
Bankrupt in Berlin : Germany’s economy is so bad even sausage factories are closing
High costs and stagnant spending are putting businesses through the meat grinder
Small Excerpt:
In the 1980s the German Democratic Republic’s Eberswalder Wurstwerke was the biggest maker of sausages in Europe, with around 3,000 workers. The 65-hectare production site had its own hairdresser, clinic, library and restaurant. Those communist days are long gone. Last week the roughly 500 remaining employees learned that the newish (west German) owner of the company, which enjoys a cult of devoted customers for its skinless bratwurst and Schorfheider Knüppelsalami, would close its factory in Britz by the end of February. (…)
Quick Summary:
The article says Germany’s prolonged economic stagnation is forcing closures even in emblematic industries like sausage-making, as high energy costs, weak demand and global trade shocks squeeze firms across the economy. With insolvencies rising and exporters suffering, the traditional German model—once anchored by manufacturing—now looks badly out of sync with today’s realities.
The European Conservative, January 14
More German Jobs Move to Hungary
Flagship automaker Mercedes’ relocation of its production accelerates the decline of Western Europe as an industrial power.
Full text:
There is a tectonic shift underway in the European economy. Old industrial strongholds in the western part of the continent are in decline, while countries in the east are on the rise. Britain fell from its position as a global industrial herald already in the 1970s; the world-renowned Swedish export industries lost their leadership in the 1990s. They were gradually bought up by foreign investors, who chopped them up for profitable components and discarded the increasingly unproductive parts.
France has also been diminished by global competition. So has Belgium, once an attractive hub for foreign manufacturing investments. In all these cases, the industrial degradation has been caused by domestic policy errors, ranging from increasingly unaffordable welfare states to crippling taxes, bureaucratic regulations, and business-hostile union practices.
Germany is next in line to fall from the throne of industrial might. After two decades of a slow but steady upcreep in taxes and the unforgiving sprawl of ‘environmental’ regulations, what was once the powerhouse of the European economy is now falling apart.
The German economy is in bad need of maintenance. In fact, it needs a lot more than that, but at the very least, the government in Berlin must execute a number of urgently needed reforms in order to stop the continued loss of jobs, capital, and industrial know-how. Yet, Berlin does absolutely nothing: the German government remains paralyzed by the tensions that are inherent to a Frankenstein government consisting of sharp ideological adversaries.
So long as the socialist SPD and the moderately conservative CDU continue to cohabitate in a governing coalition, there will be no move forward on meaningful, structural policy reforms. While the coalition partners bicker about very predictable disagreements on the federal government’s budget, the German economy continues its decay, and the German people keep sinking into the kind of industrial poverty and economic despair that the East Germans lived under for half of the last century.
Nothing symbolizes Germany’s economic decline better than the steady migration of jobs and business investments to Eastern Europe, especially to Hungary. According to Hungary Today,
Mercedes-Benz is restructuring its European production network. As confirmed by the company and the Hungarian government, production of the A-Class will be gradually relocated to Hungary starting this year. While the German automotive giant talks about increasing efficiency, Hungarian politicians are celebrating the relocation as a historic economic triumph.
Oh, the irony: for the past 15 years, Hungary has had a government that in many ways practices precisely the patriotic version of conservatism that the current coalition in Berlin is trying to prevent in Germany. The more the Frankenstein coalition led by SPD and CDU doubles down on its disdain for the AfD and its national conservatism, the more German industries will migrate to countries where that very same national conservatism has been practiced with great success for many years now.
The Hungarian city of Kecskemét, south of Budapest, is the lucky recipient of the major Mercedes investment. It is meant to add to the company’s already existing presence in the city. Minister of Foreign Affairs and Trade Péter Szijjártó explained on Facebook that this is yet another sign of the strength of the Hungarian economy. He attributes this migration of productive capital from Germany to Hungary’s political stability, its highly competitive tax system, and a workforce with “outstanding vocational training.”
Back in Germany, reactions are understandably of a different kind. Among the more pointed reactions is a quote in Remix News from Christian Abel of AfD:
Mercedes-Benz has stood for German engineering excellence and Germany’s economic upswing for decades. Yet, like many other automakers, the company is cutting jobs in Germany and expanding in other countries.
Germany is not the only country from which businesses have come to Hungary to invest and grow. According to the OECD, over the past 15 years, German companies have expanded their foreign direct investment (FDI) position in Hungary by 2% per year, while investors from the EU-27 area as a whole expanded their FDI position by 3.2% per year.
This trend is not slowing down—it is growing stronger. In the most recent five years for which the OECD has numbers, namely 2020-2024, German corporations grew their FDI positions in Hungary by 3% per year. For the EU-27 as a whole, the expansion was 12.2% per year.
In 2024, the total FDI position held by EU companies in Hungary was worth €130.2 billion. Of this, €17.9 billion originated in Germany.
With all this positive news for Hungary, there is one question that often pops up in conversations about FDI in the country: how can Hungary be so attractive for foreign investors when its currency continues to depreciate?
The question has merit. The aforementioned increases in foreign direct investments have materialized during a period of time when the Hungarian forint gradually depreciated vs. the euro. In 2008, one euro was worth HUF251.51; in 2024, the exchange rate was HUF395.30 per €1.
This depreciation has influenced foreign direct investments both positively and negatively:
- On the one hand, the currency depreciation has lowered the value of investments in Hungary by foreign entities;
- On the other hand, the same depreciation has made it more profitable to export goods and services from Hungary to the euro zone.
The fact that the FDI positions—the stock value of foreign investments—have continued to grow despite the depreciation of the forint is in itself strong evidence of how professionally the Hungarian government has managed the nation’s economy over the past 15 years. All other things being equal, a company that invested €1 billion in 2008 would, by 2024, have lost 63% of that investment to the depreciation.
At the same time, though, the value of the production—assuming it is all meant for export—would have benefited correspondingly from the same decline in the value of the forint:
- A vehicle produced in Hungary in 2008, sold in the euro zone for €30,000, would bring in sales revenue of HUF7,545,000;
- Assuming no inflation, the same vehicle produced in Hungary in 2024 for the same price in euros would bring in HUF11,859,000.
This currency-dependent profit increase is more than enough to compensate for the depreciation in the FDI stock value. If we add other aspects to the equation, such as high productivity, lower labor costs, competitive taxes, a more streamlined regulatory environment, and all the factors mentioned by trade minister Szijjártó, then it is easy to see why Hungary continues to attract foreign investors at a high pace.
https://europeanconservative.com/articles/analysis/more-german-jobs-move-to-hungary/
The European Conservative, January 12
Germany: Europe’s Growth Engine or Basket Case?
Here are three ideas that could put Europe’s largest economy back on track again.
Full text:
There is growing frustration in Germany over the nation’s economy. The stagnant economy has caused enormous political problems in Berlin, where tax revenue is nowhere near enough to pay for the perennially growing demands on the welfare state. Like in most of Europe, the stagnant German economy is also permanently impoverishing the young generation.
Echoing these frustrations, on January 5, Deutsche Welle business writer Arthur Sullivan asked if 2026 will be the year when Germany breaks free from its economic stagnation:
Any return to economic growth in Germany in 2026 is expected to be slower and weaker than previously anticipated, according to several economic forecasts.
Yes. Mine is one of them. Back in August, I reported:
Chancellor Merz has conceded that Germany can no longer sustain its expansive welfare state—a fiscal surrender to economic reality that other nations may soon be forced to replicate.
I also explained in detail how the German welfare state consumes two-thirds of the government budget and how it suppresses economic growth. This suppression, in turn, works as a feedback loop of unaffordability into the welfare state: the weaker the economic growth, the weaker the growth in tax revenue as well. The result is a budget deficit that erodes the nation’s economic future and makes it excessively difficult to form a sustainable government.
These are structural economic and political problems emanating directly from the economic stagnation. As Arthur Sullivan reports, that state of stagnation is not going to go away any time soon:
Europe’s erstwhile powerhouse is in the midst of a prolonged economic slump. It has been in recession since late 2022, with only modest growth of around 0.1% expected for 2025. While many economists believe it will return to stronger growth in 2026, hopes of a quick recovery are fading amid doubts over Berlin’s planned investment spree under Chancellor Friedrich Merz.
For the first three quarters of last year, the German economy did indeed expand at an inflation-adjusted 0.1%. Despite overall lethargic economic performance across most of Europe, Germany still managed to end up in 25th place out of the EU’s 27 member states:
The forecasting numbers that Sullivan quotes should have set off all alarm bells within Berlin’s political circles:
Before Christmas, Germany’s Bundesbank lowered its growth forecast for 2026 to 0.6%, down from its previous June forecast of 0.7%. However, the central bank raised the forecast for 2027 to 1.3%, predicting that the pace of economic activity would pick up from the second quarter of 2026. Bundesbank’s modest growth figure prediction chimes with other analyses. Germany’s ifo Institute recently downgraded its growth forecast for 2026 to 0.8%.
Iam frankly surprised at how little the German media and political elite seem to care about this long-term economic slump. They cannot blame ignorance; in addition to my own writing on Germany, back in November, the German Council of Economic Experts, GCEE, released their annual report. To say that it painted a bleak picture is an understatement:
The German economy remains weak. While it is likely to grow in 2025 for the first time since 2022, growth will be minimal. The GCEE expects price-adjusted GDP growth of 0.2 per cent compared to the previous year. Weak private investment activity and a weak export economy are weighing on overall economic growth. The GCEE expects GDP to grow by 0.9 per cent in 2026. This is likely to be driven by increased government spending and the high number of working days due to calendar variations.
In other words, the only ‘hope’ for the German economy to grow by any measurable activity at all is that government continues to expand and that—yes—the calendar happens to define more days as workdays in 2026 than it did in 2025.
These are, quite frankly, two lousy sources of economic growth. In addition to making a mockery of the German economy, the quote from the GCEE report reveals a depressing truth: by not including business investments (capital formation) among the growth generators, the report reveals that Germany’s once-mighty corporate sector is no longer investing in the future of the nation’s economy.
Figure 2 illustrates the grim picture. It reports total quarterly business investments in Germany, adjusted for inflation. Check out the downward turn marked by the dark red trendline:
The decline in capital formation in the past few years means that German businesses are slowly rolling back their commitment to productive activities in Germany. They are still spending sizable amounts on factories, warehouses, offices, production and transportation equipment, computers, etc., but that amount is already 7.7% lower in real terms than it was at the end of 2021.
No amount or kind of government spending can replace the bedrock of economic growth that businesses provide as they form productive capital. By the same token, no government handouts can replace the prosperity engine that is private consumption; with consumer spending up only 1.1% after inflation since the end of 2021, there is really nothing left that can bring the German economy to grow again.
Not even the nation’s famous export industry can save it. In the past four years, the sales of German goods and services to other countries have declined more than 6.5% in real terms.
This is nothing short of a macroeconomic emergency. The power brokers in Berlin need to wake up and smell the coffee. When they do, they should immediately take three steps that would help bring GDP growth back to their ailing nation:
1. Immediate and officially declared ‘regulatory ceasefire’ vs. the corporate sector. No more regulations on energy production, pollution, infrastructure, the hiring and firing of labor, or the allocation and investment of capital. This promise not to introduce any new regulations is then followed by the implementation of a Trump-style deregulation plan: appoint a regulatory oversight committee whose job it is to remove regulations in an orderly but brisk fashion. This will gradually allow business owners and executives to ‘breathe’ again.
2. A tax reform aimed at removing disincentives to entrepreneurship and business investments. One of the components in such a reform should be to roll back taxation as a share of GDP from 46.8% (2024) to less than 43.5% (2005). While modest—especially if spread out over 2-3 years—this cut will bring Germany closer to the ‘sweet zone’ of GDP growth that the tax-to-GDP ratio is associated with. All in all, these measures create a pressure of frugality on the public sector without causing the urgent fiscal stress that austerity policies tend to give birth to.
3. Devise and gradually implement a plan to redesign welfare state benefits systems. Instead of using government outlays to redistribute income and consumption from the ‘rich’ to the ‘poor,’ Germany should copy the salient features of the Hungarian conservative welfare model. Its main feature is to support families regardless of income; a refocus of the German welfare state would place natural caps on spending but also revise and reinforce incentives toward employment and entrepreneurship.
I honestly do not believe that there is any configuration of parties in the German Bundestag that could take these three points seriously enough. However, hopefully that will change when they have emptied out all their unproductive government-based plans to make the economy grow again. That better happen soon, though: if the downslope in Figure 2 is allowed to progress much longer, there will not be much of a German industry to reinvest in.
https://europeanconservative.com/articles/analysis/germany-europes-growth-engine-or-basket-case/
Frankfurter Allgemeine Zeitung, January 11
Drei Jahre Rezession: Was hinter Deutschlands Wachstumsschwäche steckt
Die Krisen der vergangenen Jahren taugen nicht als alleinige Erklärung für die anhaltende Stagnation der deutschen Wirtschaft. Um den Ursachen auf den Grund zu gehen, müssen unangenehme Wahrheiten ausgesprochen werden.
Der Autor ist Professor i. R. an der TU Darmstadt.
Full text:
Gegenwärtig ist die deutsche Volkswirtschaft innerhalb der hoch entwickelten Industrienationen eines der Schlusslichter in der wirtschaftlichen Entwicklung. Wie das Statistische Bundesamt nachberechnet hat, befindet sich die deutsche Wirtschaft seit inzwischen drei Jahren in einer leichten Rezession, das heißt, sie schrumpft. In der öffentlichen Diskussion werden vor allem die zeitlich nahe gelegenen Ereignisse wie die Corona-Pandemie, der Ukrainekrieg und die wirtschaftspolitisch umstrittene Politik der vergangenen Ampelregierung als Ursachen hervorgehoben und diskutiert. Um den Ursachen dieses Zustands auf den Grund zu gehen, müssen jedoch auch unangenehme Wahrheiten ausgesprochen werden. Dazu reicht es nicht, nur die Entwicklungen seit der Finanzkrise im Jahr 2009 zu berücksichtigen. Es muss auch weiter in die jüngere deutsche Wirtschaftsgeschichte zurückgeschaut werden.
Deutschlands langfristige Wachstumsentwicklung
Die Wachstumsraten des Bruttoinlandsproduktes (BIP) sind seit den Siebzigerjahren kontinuierlich zurückgegangen und befinden sich in der Dekade seit 2011 im Vergleich zu den Achtziger- und Neunzigerjahren auf einem sehr niedrigen Niveau. In Deutschland lag die durchschnittliche Wachstumsrate in den Siebzigerjahren bei jahresdurchschnittlich 2,9 Prozent, im nachfolgenden Jahrzehnt bei 2,6 Prozent und nach der Wiedervereinigung im Jahrzehnt nach 1990 bei 1,6 Prozent pro Jahr, um dann im ersten Jahrzehnt des neuen Jahrtausends im Zusammenhang mit der Finanzkrise auf jahresdurchschnittlich 0,9 Prozent zu sinken. Mit einem jahresdurchschnittlichen BIP-Wachstum von 1,2 Prozent liegt das Jahrzehnt bis 2020 nur leicht über dem des vorherigen Jahrzehnts.Hier kann man durchaus von einer säkularen Wachstumsschwäche sprechen.
Das Problem der deutschen Wirtschaft ist das geringe Potentialwachstum. Das Potentialwachstum bezeichnet das maximale Wachstum, das eine Volkswirtschaft bei Vollauslastung aller Produktionsfaktoren erreichen kann. Würde die Gesamtnachfrage die Vollauslastung überschreiten, entstünden Preissteigerungen, das heißt Inflation, statt realen Wachstums. Das Potentialwachstum wird durch vier grundlegende Faktoren bestimmt: erstens das Arbeitsvolumen und die Arbeitsproduktivität, zweitens die Kapitalakkumulation (das heißt die Nettosachinvestitionen), drittens den technischen Fortschritt und viertens das vorhandene Humankapital (das heißt der Bildungs- und Ausbildungsgrad der Erwerbspersonen). Um den quantitativen Beitrag jedes einzelnen Faktors zu berechnen, wird in der Volkswirtschaftslehre die sogenannte Wachstumsbuchhaltung verwendet. Bevor wir die Ergebnisse dieser Methode für Deutschland vorstellen, werfen wir einen Blick auf die säkulare Entwicklung der vier genannten Faktoren.
Arbeitsvolumen und Arbeitsproduktivität
Das Arbeitsvolumen in Deutschland, also die jährlich geleisteten Arbeitsstunden, ist seit 1991 nur geringfügig gestiegen, und zwar von 60.408 Stunden pro Jahr auf 61.661 Stunden pro Jahr. Im internationalen Vergleich der Jahresarbeitszeit für das Jahr 2021 liegt Deutschland auf einem der unteren Plätze, hinsichtlich der Freizeit jedoch auf einem der oberen Plätze. Das war auch schon vor dem Jahr 2014 der Fall und ist kein Phänomen der jüngeren Vergangenheit. Bereits am 21.10.1993 stellte der damalige Bundeskanzler Helmut Kohl fest: „Immer kürzere Arbeitszeit bei steigenden Lohnkosten, immer mehr Urlaub: Das ist keine Voraussetzung für eine Verbesserung der Wettbewerbsfähigkeit unseres Landes. Wir haben in Deutschland im Durchschnitt sechs Wochen Urlaub und zwölf Feiertage pro Jahr. Bei der wöchentlichen Arbeitszeit liegen wir gleichzeitig mit durchschnittlich 37,5 Stunden niedriger als alle unsere Konkurrenten. Dennoch scheint es für viele nichts Wichtigeres zu geben, als über mehr Freizeit nachzudenken. Wir können die Zukunft nicht dadurch sichern, dass wir unser Land als einen kollektiven Freizeitpark organisieren.“
Deutschland hat eine alternde Bevölkerung. Das heißt, dass jedes Jahr mehr Arbeitskräfte aus dem gesamtwirtschaftlichen Produktionsprozess ausscheiden, als neue eintreten. Das kann man kompensieren oder auch überkompensieren, indem man die Erwerbsbeteiligung erhöht, die Arbeitsproduktivität steigert oder eben das Arbeitsvolumen erhöht. Frauen sind heute tatsächlich deutlich öfter erwerbstätig als früher. Im Jahr 2007 waren 66,7 Prozent der Frauen erwerbstätig. Die Veränderungen sind bei den älteren Frauen am größten. Die Zahl der Frauen zwischen 60 und 64, die arbeiten, ist von 2007 bis 2017 von 24,9 Prozent auf 53,3 Prozent gestiegen. Damit liegt Deutschland im Vergleich der EU-Länder auf Platz drei, wenn es um die Zahl der arbeitenden Frauen geht. Aber das wirkt sich nicht so stark auf das Arbeitsvolumen aus, weil Frauen oft in Teilzeit arbeiten.
Wenn wir nach einer weiteren möglichen Kompensation suchen, dann könnte man die Arbeitsproduktivität erhöhen. Viele glauben, dass die in Deutschland ziemlich hoch ist. Wenn man sich die Daten anschaut, stellt man etwas anderes fest (siehe Grafik). Auch in den Jahren 2022 bis 2024 war die Entwicklung ungünstig. Im Jahr 2022 stagnierte die Entwicklung der Arbeitsproduktivität. In den beiden darauffolgenden Jahren war sie sogar leicht negativ.
Eine Analyse der Entwicklung nach Sektoren zeigt, dass in bestimmten Sektoren (Finanzdienstleistungen, Unternehmensdienstleistungen und wissensbasierte Dienstleistungen) die Arbeitsproduktivität seit den Neunzigerjahren sogar sinkt. Der Anstieg des Dienstleistungsanteils am BIP wirkt sich somit negativ auf die gesamtwirtschaftliche Arbeitsproduktivitätsentwicklung aus.
Es wird zu wenig investiert
Der Bestand an produktivem Sachkapitalbestand wächst nur, wenn die Nettoinvestitionen positiv sind. Auch hier zeigen die Daten, dass sich der Rückgang des Anteils der Nettoinvestitionen am BIP (Nettoinvestitionsquote) seit Jahrzehnten beobachten lässt und keinesfalls ein neues Phänomen ist.
Während die Nettoinvestitionsquote in den Sechzigerjahren noch bei 15 Prozent lag, halbierte sie sich in den Siebziger- und Achtzigerjahren, um dann in weiteren Schritten bis in die Dekade nach 2010 auf unter fünf Prozent zu fallen. Im Jahr 2018 lag die Nettoinvestitionsquote bei 2,8 Prozent, wo sie auch im Jahr 2019 lag. Von 2020 bis 2022 stagnierte sie bei knapp zwei Prozent. Es ist daher nachvollziehbar, dass der Kapitalbestand Deutschlands inzwischen deutlich überaltert ist. Betrachtet man die Nettoinvestitionsquote des Staates, so stellt man fest, dass sie bereits in den Jahren 2013 bis 2015 negativ war und erst 2018 mit 0,1 Prozent wieder positiv wurde, 2022 jedoch wieder stagnierte. Somit ist offensichtlich, dass der Kapitalbestand in öffentlicher Hand, also große Teile der Infrastruktur, bereits vor Jahren überaltert war.
Ein überalterter Sachkapitalbestand trägt ebenfalls zu einer niedrigen Arbeitsproduktivität bei. Die Frage, warum in Deutschland so wenig investiert wurde, ist keinesfalls rätselhaft. Die Unternehmen haben zwar hohe Gewinne erwirtschaftet, diese jedoch nicht in Deutschland reinvestiert, sondern im Ausland investiert, Immobilien erworben oder Finanzinvestitionen getätigt und somit eher wie Banken gehandelt. Das führte zu einer Erosion des Produktivkapitals. Der Strukturwandel zu einer Wissens- und Dienstleistungswirtschaft tat sein Übriges.
Technischer Fortschritt und Organisation
Neben der Kapitalakkumulation, der Arbeitsproduktivität und dem Arbeitsvolumen beeinflussen der technische Fortschritt und die Effizienz das Wachstum des BIP. Allerdings sind diese nicht direkt beobachtbar. Der technische Wandel ist für die Menschen deutlich wahrnehmbarer, aber nicht direkt messbar. Fortschritt liegt nur dann vor, wenn mit gleichen oder weniger Inputs mehr Output erzielt werden kann.
Das wäre der Fall, wenn eine Zugfahrt mit gleicher Strecke, gleichem Zielbahnhof, gleichen Haltezeiten und gleicher Zahl der Halte mit kürzerer Zeit beendet werden kann. Führt eine Veränderung der Transportleistung dazu, dass die Reisezeit verkürzt wird, liegt Fortschritt vor. Verkürzt man die Haltezeiten und reduziert die Zahl der Halte, kann das auch bei Dampftraktion gelingen. Das wäre ein „technischer Fortschritt“ in der Organisation des Produktionsprozesses. Es muss also immer der gesamte Prozess betrachtet werden.
Um eben den technischen Fortschritt vom Wandel unterscheiden zu können und seinen Beitrag zum Wachstum des BIP berechnen zu können, wurde von dem Ökonomen Robert M. Solow die Methode der Wachstumsbuchhaltung entwickelt und in den vergangenen Jahrzehnten weiterentwickelt und verbessert. Sie beruht auf den leicht zugänglichen Daten aus der volkswirtschaftlichen Gesamtrechnung. Trotz einiger Kritikpunkte an dieser Methode hat sie sich in der empirischen Wachstumsforschung durchgesetzt und wird seit 2022 auch vom Statistischen Bundesamt angewendet, um die sogenannte Totale Faktorproduktivität (TFP) oder Multifaktorproduktivität beziehungsweise deren Änderung auszuweisen. Diese Größe enthält aber noch andere Einflussfaktoren als den technischen Fortschritt und gibt auch Auskunft, in welchem Umfang der gesamte volkswirtschaftliche Produktionsprozess produktiver geworden ist. Es darf begründet vermutet werden, dass sich bürokratische und andere managementbedingte Faktoren darin niederschlagen. Überregulierung und bürokratische Bremseffekte, aber auch Managementfehler leisten einen negativen Beitrag zur totalen Faktorproduktivität. Ein Blick auf die Entwicklung in Deutschland und in einigen anderen europäischen Ländern zeigt, dass die Wachstumsraten der TFP seit dem Jahr 2000 unter einem Prozent liegen, während sie in Deutschland in den Sechziger- und Anfang der Siebzigerjahre noch über zwei Prozent lagen.
Humankapital besser nutzen
In einer Gesellschaft, die sich „Wissensgesellschaft“ nennt und in der die Industrie einen relativ hohen Anteil am BIP hat, gibt es einen großen Bedarf an hoch qualifizierten Arbeitskräften, auch aus dem MINT-Bereich, also den Bereichen Mathematik, Informatik, Naturwissenschaften und Ingenieurwissenschaften. Im EU-Vergleich sind Deutschlands Studierende in diesem Bereich Spitzenreiter: Im Jahr 2023 entfielen 35 Prozent aller Master- und gleichwertigen Abschlüsse auf ein MINT-Fach.
Insgesamt ist der Bestand des gesamten Humankapitals in Deutschland recht hoch. Laut dem Innovation Index 2024 liegt das Land weltweit auf Platz fünf im Bereich „Human Capital and Research“. Der von der Weltbank berechnete Humankapitalindex Deutschlands ist allerdings zwischen 1994 und 2010 nur geringfügig gestiegen und zwischen 2010 und 2020 geringfügig gefallen.
Laut Forschungen des arbeitgebernahen IW in Köln pflegt Deutschland seinen Humankapitalbestand nicht ausreichend, das heißt, die hoch qualifizierten Arbeitskräfte verlieren zu schnell ihre Kompetenzen. Hinzu kommt, dass das Humankapital im Vergleich zu vielen anderen Ländern wenig wirkungsvoll genutzt wird. Alternativ könnte man fragen, wie andere hoch entwickelte Volkswirtschaften mit deutlich weniger MINT-Humankapital positive BIP-Wachstumsraten und höhere Wachstumsraten der Arbeits- und der totalen Faktorproduktivität erzielen.
Das Resultat der Wachstumsbuchhaltung in der Gesamtschau lässt sich darstellen(siehe Grafik):
- Die durchgezogene rote Linie beschreibt das Wachstum des Produktionspotentials, die jeweilige Balkenhöhe das tatsächliche BIP-Wachstum.
- Seit 1970 bis etwa 2000 sind die Kapitalakkumulation (Netto-Sachinvestitionen) und der technische Fortschritt die wesentlichen Treiber des Wirtschaftswachstums gewesen. Von 2000 an geht der Beitrag der Nettosachinvestitionen zum BIP-Wachstum weiter zurück.
- Bis zur Mitte der Neunzigerjahre hat auch die Wachstumsrate des Humankapitals einen positiven Beitrag zum BIP-Wachstum geliefert. Ab 1994 bis 2005 gab das Humankapital keinen positiven Impuls für das BIP-Wachstum.
- Das Arbeitsvolumen ist überwiegend gesunken und hat also einen negativen Beitrag geleistet, das heißt, das BIP-Wachstum wäre höher gewesen, wenn man das Arbeitsvolumen von 1970 beibehalten hätte. Stattdessen hat man in diesem Zeitraum die Arbeitszeit sukzessive gesenkt. Nach den „Hartz-Reformen“ stieg das Arbeitsvolumen wieder und leistete einen positiven Wachstumsbeitrag. Von 2019 an lieferte das Arbeitsvolumen wieder einen negativen Beitrag.
Hausgemachte Probleme
Ein Rückblick auf die wirtschaftliche Entwicklung Deutschlands zeigt, dass die Wachstumsschwäche des Landes zu einem großen Teil „hausgemacht“ ist und nur zu einem geringen Teil den Jahren nach der Corona-Pandemie sowie den kriegsbedingten Einflüssen geschuldet ist. Es gilt die alte Weisheit, dass ökonomische Gesetzmäßigkeiten langsam, aber unnachgiebig wirken. Bevor man über wirtschaftspolitische Detailmaßnahmen diskutiert – wozu an dieser Stelle nicht der Raum ist –, muss die wirtschaftspolitische Grundrichtung geklärt werden.
Will man das Wachstum des BIP überhaupt steigern, oder richtet man sich bei deutlich bescheidenerem Wohlstand ein? Nach dem neuen Motto: vorwärts nimmer, rückwärts immer. Also weniger Arbeit, geringeres Realeinkommen und viel Freizeit? Die Herausforderungen – seien es die energetische Transformation, der Klimawandel, die Reform der Sozialsysteme, der Aufbau einer intakten Landesverteidigung oder die Erneuerung der Infrastruktur – werden wohl kaum durch mehr Freizeit und Urlaub zu bewältigen sein.
The Economist, January 9
Breaking up isn’t hard to do : Germany’s industrial conglomerates are breaking up to stay alive
Economic woes are accelerating a trend of divestments
Summary:
Germany’s industrial conglomerates are increasingly breaking up to survive amid economic stagnation, global competition, high costs, and trade pressures. Large groups like Siemens, Thyssenkrupp, Continental, BASF, and Bayer are spinning off or selling divisions to focus on core businesses, improve transparency, and free capital for investment. The move also appeals to investors, as markets tend to discount sprawling conglomerates, while specialized standalone units often perform better. Recent examples include Siemens spinning off Healthineers and energy units, Thyssenkrupp divesting its elevator and marine businesses, and Continental shedding non-core divisions. The trend reflects a broader shift toward leaner, more focused industrial firms in Germany
Neue Zürcher Zeitung, January 8
Für einmal positive Nachrichten aus der deutschen Wirtschaft: Noch nie gab es so viele neue Startups
Überall in Deutschland entstehen Firmen, und eine Stadt wird immer mehr zum regelrechten Gründer-Hub. Dennoch sagen Experten: Die Regierung könnte noch viel mehr für die neuen Unternehmen tun.
Full text:
Stagnation, Industriekrise, Massenentlassungen: Über die deutsche Wirtschaft gab es in den vergangenen Monaten vor allem Negatives zu berichten.
Nun entwickelt sich eine Wirtschaftsstatistik positiv: 2025 wurden in Deutschland mehr Startups gegründet als je zuvor.
Zu diesem Schluss kommen der deutsche Startup-Verband und die Organisation Startupdetecor in einer am Donnerstag veröffentlichten Auswertung der Handelsregisterdaten. Deutschlandweit gab es im vergangenen Jahr 3568 Neugründungen – ein Drittel mehr als 2024.
Der Trend hat eine eindeutige Erklärung: die künstliche Intelligenz (KI).
Mehr als ein Viertel der neugegründeten Startups nutzen KI als wichtigen Bestandteil ihres Geschäftsmodells. Sie entwickeln Produkte und Dienstleistungen im IT-Bereich, aber auch im Justiz- oder im Ernährungssektor. Gemäss Arnas Bräutigam, dem Geschäftsführer von Startupdetector, ist KI demnach längst kein Nischenthema mehr: «Wir sehen KI immer häufiger dort, wo konkrete Probleme gelöst werden – von Software über Medizin bis hin zu industriellen Anwendungen wird sie das Fundament neuer Geschäftsmodelle.»
Fast in allen Bundesländern wurden 2025 mehr Unternehmen gegründet als im Vorjahr. Im Gegensatz zu anderen Ländern, wo sich viele Firmen an wenigen Zentren ansiedeln, zeichnet sich das deutsche Ökosystem durch seine Dezentralität aus. Auch in kleineren Städten wie Aachen, Potsdam oder Heidelberg entstehen viele Startups, was oft an den Universitäten in den jeweiligen Orten liegt.
Deutschlands grösste Startup-Szene befindet sich weiterhin in Berlin. In keiner anderen Stadt wurden im vergangenen Jahr mehr neue Unternehmen gegründet. Eine Region holt aber rasant auf: Immer mehr entwickelt sich München zu einem Gründer-Hub, vor allem dank Softwareentwicklern mit klarem KI-Bezug.
So entwirft Helsing autonome Systeme für den Rüstungssektor, Tacto baut Softwarelösungen für mittelständische Industrieunternehmen, Deepc eine Plattform für Radiologen. Erste Branchenkenner sprechen gar schon vom «Isar Valley», das auch internationale Vorreiter anlockt: 2025 eröffnete die Firma Open AI in München ihr erstes Büro in Deutschland.
Wo die Politik nachbessern soll
Wieso werden plötzlich so viele Startups gegründet, wenn doch die Wirtschaft schwächelt? Eine mögliche Interpretation: Wenn Leuten die Perspektive am Arbeitsmarkt fehlt, werden sie zu Gründern. Gemäss Jannis Gilde, dem Leiter der Forschungsabteilung beim deutschen Startup-Verband, ist der Schritt ins Unternehmertum für viele aber eine sehr bewusste Entscheidung, die mit neuen Chancen zusammenhängt: «KI ermöglicht auch kleinen Startups ein rasches Wachstum. Gründen wird somit zu einer immer attraktiveren Karriereoption.» Das zeige sich nicht nur in Deutschland, sondern auch in anderen Staaten.
Laut Gilde kann Deutschland im europäischen Vergleich mit allen anderen Konkurrenten mithalten, die Gründerszene sei breit abgestützt und gut vernetzt. Besonders im Bereich der Frühförderung habe die Politik die Entwicklung richtig begleitet. Gilde lobt, dass immer mehr Universitäten ihren Studenten mit Gründungszentren einen Zugang zum Unternehmertum vermittelten.
Im Vergleich zu den USA gebe es aber noch viel Verbesserungspotenzial, sagt Gilde. Für ein reiches Land investiere Deutschland nämlich zu wenig in Venture-Capital. «Will ein Startup richtig gross werden, muss es weiterhin im Silicon Valley nach Investoren suchen.» Die Politik soll bessere Rahmenbedingungen schaffen, damit künftig mehr privates Kapital in die Unternehmen fliessen kann. Gildes Vorschlag: Die Rentenversicherungen sollen in Venture-Capital investieren dürfen.
Die deutsche Regierung hat im Dezember mit dem Deutschlandfonds ein Instrument zur Förderung von neuen Technologien beschlossen. Öffentliche Mittel und Garantien sollen privates Kapital mobilisieren, die Bundesregierung erhofft sich durch den Anstoss zusätzliche Investitionen im Umfang von 130 Milliarden Euro.
Nun müssen sich Deutschlands neugegründete Firmen trotz schwacher Konjunktur behaupten. Ob es ihnen gelingen wird? Zumindest gab es 2025 weniger Startup-Insolvenzen als im Vorjahr. Gute Nachricht zum Zweiten.
Frankfurter Allgemeine Zeitung, December 31
Der große Steuervergleich: Warum Deutschland kein attraktiver Standort ist
Ohne Investitionen wächst keine Wirtschaft. Wo steht Deutschland? Wo stünde man mit einer schnellen Entlastung von Unternehmen? Eine exklusive Studie liefert politisch brisante Erkenntnisse.
Full text:
Deutschlands Steueranreize für Investitionen reichen noch lange nicht aus, um international im Rennen um neue Fabriken und Arbeitsplätze mithalten zu können. Daran ändern auch die beiden jüngsten Entwicklungen nichts, die zugunsten des Standorts wirken: Erstens hat Schwarz-Rot für drei Jahre eine beschleunigte Abschreibung für bewegliche Anlagegüter eingeführt. Zweitens haben kleinere Länder in Mittel- und Osteuropa ihre extrem niedrigen Steuersätze erhöht.
Doch auch damit bleibt Deutschland wenig attraktiv. Das wird sich erst mit der im Jahr 2028 einsetzenden Senkung der Körperschaftsteuer in fünf Schritten langsam ändern, abgeschlossen wird dieser Prozess im Jahr 2032. Das zeigt die neue Steueranalyse, die das ZEW – Leibniz-Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung erarbeitet hat. Sie liegt der F.A.Z. exklusiv vor.
Nach dem Mannheimer „Tax Index 2025“ werden Unternehmensgewinne in Deutschland effektiv mit 28,3 Prozent belastet, die beschleunigte Abschreibung hat die effektive Steuerlast um 0,3 Prozentpunkte gedrückt. Doch auch damit findet man den hiesigen Standort weit jenseits des EU-Durchschnitts, den die Wissenschaftler mit 19 Prozent angeben. Erst mit Abschluss der Steuersatzsenkungen dürfte Deutschland spürbar Boden gutmachen. Mit einer effektiven Gesamtbelastung von 23,9 Prozent läge die Bundesrepublik zwar immer noch über dem EU-Durchschnitt, würde aber wichtige Konkurrenten im Steuerwettbewerb (Frankreich, Großbritannien, Italien, Amerika) hinter sich lassen.
Zuletzt hatte sich Bayerns Ministerpräsident Markus Söder (CSU) dafür ausgesprochen, diese Entlastungsschritte vorzuziehen. Allerdings machte er das erst, nachdem die Koalition andere Vorhaben durchgesetzt hatte, die die Haushalte von Bund, Ländern und Kommunen nachhaltig belasten – sodass es derzeit eigentlich keinen finanziellen Spielraum für weitere Entlastungen mehr gibt.
Positivbeispiel Großbritannien
In Deutschland zahlen Kapitalgesellschaften nicht nur Körperschaftsteuer, sondern auch Gewerbesteuer, deren Höhe die Gemeinden bestimmen, denen das Aufkommen im Wesentlichen zufließt. Die beiden Sätze addieren sich auf durchschnittlich etwa 30 Prozent. Die Mannheimer Forscher berücksichtigen nicht nur alle Steuern auf Gewinne und investiertes Kapital, sondern auch die wichtigsten Regeln, wie die Bemessungsgrundlage bestimmt wird, auf die diese Steuersätze angelegt werden. So kommen sie zur effektiven Durchschnittssteuerbelastung. Außerdem schauen sie auf die Kapitalkosten, die mit einer hypothetischen Investition verbunden sind. So lässt sich zeigen, welche Rendite vor Steuern eine neue Fertigungsanlage mindestens erwirtschaften muss, damit sie nach Steuern im Vergleich zu einer Alternativinvestition wirtschaftlich ist.
Dieses Vorgehen zeigt, erst eine vollständige Sofortabschreibung für Maschinen macht einen Standort spürbar attraktiver. Als Beispiel nennen die Mannheimer Forscher Großbritannien. Das Land habe trotz der Erhöhung des Körperschaftsteuersatzes von 19 auf 25 Prozent im Jahr 2023 die Kapitalkosten auf ein attraktives Niveau senken können, weil es gleichzeitig eine vollständige Sofortabschreibung eingeführt habe.
„Deutschland bietet derzeit hingegen keine vergleichbaren Investitionsanreize für große Unternehmen“, heißt es in der Studie. Der „Wachstumsboosters“ für die Jahre 2026 bis 2028 mit der degressiven Abschreibung von bis zu 30 Prozent für bewegliche Wirtschaftsgüter des Anlagevermögens reiche nicht aus, um Investitionen aus steuerlicher Sicht gegenüber einer Kapitalmarktanlage deutlich attraktiver zu machen.
Investitionen stärker über steuerliche Bemessungsgrundlage fördern
„Entscheidend wird sein, Investitionen stärker über die steuerliche Bemessungsgrundlage zu fördern, denn hier liegen die größten Hebel, um die Kapitalkosten wirksam zu senken und zusätzliche Investitionsanreize zu setzen“, betonte Julia Spix, Wissenschaftlerin im ZEW-Forschungsbereich „Unternehmensbesteuerung und Öffentliche Finanzwirtschaft“. Die in Deutschland geplante Senkung des kombinierten Steuersatzes für Unternehmen bis 2032 von rund 30 auf 25 Prozent bezeichnete sie als einen sinnvollen Schritt. „Damit nähert sich Deutschland wieder einem konkurrenzfähigen Steuerniveau an, ohne direkt in einen europäischen Unterbietungswettbewerb einzusteigen.“
Wie Spix weiter berichtete, war in der EU zuletzt eine Abkehr von der aggressiven Steuerpolitik zu beobachten, bei der Standortvorteile vor allem durch sinkende Steuersätze geschaffen werden. Estland erhöhte den allgemeinen Körperschaftsteuersatz von 20 auf 22 Prozent und schaffte den reduzierten Satz von 14 Prozent ab. Litauen hebt ihn von 15 auf 16 Prozent und die Slowakei sogar von 21 auf 24 Prozent. Zuvor hatten Slowenien und Tschechien ihre Sätze erhöht (von 19 auf 22 beziehungsweise 21 Prozent).
Eine am Dienstag von der Stiftung Familienunternehmen veröffentlichte Umfrage bestätigte die kritische Sicht auf den Steuerstandort Deutschland. Demnach verliert der Wirtschaftsstandort aus Sicht der vom Ifo-Institut befragten Unternehmen an Wettbewerbsfähigkeit. Die steuerliche Belastung von Unternehmensgewinnen durch Einkommensteuer und Körperschaftsteuer wird insgesamt als hoch eingestuft. Dies stehe im Kontrast zu anderen großen Volkswirtschaften. „Deutschland bleibt damit ein Hochsteuerland im internationalen Vergleich“, heißt es. Überraschender ist ein anderes Ergebnis. Denn nicht nur die eigene Situation sorgt für Klagen. Mehr als 80 Prozent der Unternehmen meinten, ihre Belegschaft sei durch Steuern und Abgaben stark oder sehr stark belastet.
Die Welt, December 16
„Unausgegorene Vorschläge“ – Grimm hält Erfolg der Rentenkommission für „völlig unmöglich“
„Die Regierung beweist täglich, dass sie es nicht ernst meint“: Wirtschaftsweise Veronika Grimm stellt Schwarz-Rot ein verheerendes Zeugnis aus. Vor allem die „Schwachen“ würden Opfer der Politik der SPD.
Full text:
Die Wirtschaftsweise Veronika Grimm gibt der bald startenden Rentenkommission keine Erfolgschancen. Das von der Regierung beschlossene Rentenpaket habe „viel vorweggenommen – und vor allem Ausgaben zementiert. Ich halte es für völlig unmöglich, dass die Kommission da nun noch gegensteuern kann“, sagte Grimm dem Magazin „Focus“.
„Von einem paritätisch besetzten Gremium, wie es geplant ist, ist eine Kehrtwende nicht zu erwarten“, sagte Grimm. „Es geistern ja jetzt schon wieder unausgegorene Vorschläge herum, etwa ein höheres Renteneintrittsalter für Akademiker. Gilt das dann auch für den studierten Volkswirt, der Taxi fährt?“
Unterdessen zeichnet sich die Besetzung der Rentenkommission ab. Für einen Co-Vorsitz will die CDU laut „Bild am Sonntag“ den früheren Chef der Bundesagentur für Arbeit, Frank-Jürgen Weise, nominieren. Die SPD wolle demnach die Sozialrechts-Professorin Constanze Janda (Verwaltungshochschule Speyer) für den zweiten Vorsitzendenposten benennen.
Das Bundeskabinett will die Personalien am Mittwoch beschließen und die Rentenkommission dabei formell einsetzen. Die Kommission soll noch im Dezember ihre Arbeit beginnen – und bis Ende Juni 2026 Vorschläge für eine Rentenreform vorlegen.
Insgesamt soll die Rentenkommission aus 13 Mitgliedern bestehen: zwei Vorsitzenden, drei Vizes aus den Reihen der Bundestagsabgeordneten sowie acht Wissenschaftlern. Eine der Vize-Posten soll laut „Bild“ an den CSU-Abgeordneten Florian Dorn gehen, ein weiterer an den CDU-Parlamentarier Pascal Reddig.
Inhaltlich soll die Kommission nach Koalitionsvertrag die Alterssicherung „für alle Generationen“ stabilisieren und eine neue Kenngröße für ein Gesamtversorgungsniveau über gesetzliche, betriebliche und private Vorsorge prüfen. Als mögliche Stellschrauben gelten unter anderem ein an die Lebenserwartung oder Beitragsjahre gekoppeltes Renteneintrittsalter, eine Ausweitung des Kreises der Beitragszahler sowie eine stärker arbeitsmarktorientierte Zuwanderungspolitik. Arbeitsministerin Bärbel Bas (SPD) hatte zuletzt erklärt, es brauche „ein ganz neues System“.
Grimm attackiert Bundesregierung
Im Gespräch mit „Focus“ äußerte die Wirtschaftsweise auch für weitere Reformprojekte wenig Hoffnung: „Die Renten-Entscheidung macht wenig Mut. Selbst beim Bürgergeld habe ich Sorge“, sagt Grimm weiter. „Der jüngste Reformentwurf wurde ja noch mal gestoppt. Auch da wird völlig inkonsequent agiert. Das Arbeitsministerium baut lieber neue Schlupflöcher ein, als endlich bei wirksamen Reformen mitzugehen. Mir fehlt aktuell der Glaube, dass strukturelle Veränderungen gewollt sind.“
Die Ökonomin sieht beide Koalitionspartner in der Verantwortung: „Die heutige SPD macht nur vordergründig Politik für die Schwachen, die in Wahrheit Opfer dieser Art von Sozialdemokratie werden“, sagte sie weiter. „Leidtragend“ seien die Ärmeren, „denen viel versprochen wird, was am Ende nicht eingehalten werden kann. Wir erleben also eine extrem unsoziale Politik.“ Was da geschieht, sei „Effekthascherei auf Kosten der Schwachen“.
Aber auch die CDU mache „keinerlei Anstalten, etwas wirklich Grundlegendes ändern zu wollen“. „Die Regierung beweist bislang tagtäglich, dass sie es nicht ernst meint.“
Neue Zürcher Zeitung, December 13
Auf deutsche Unternehmen rollt eine neue Kostenwelle zu. Grund ist die Klimapolitik
Steigende CO2-Preise und der europäische Grenzausgleich für Treibhausgasemissionen treiben die Produktionskosten in Deutschland in die Höhe. Das hat weitreichende Folgen für die Wettbewerbsfähigkeit des Standorts.
Full text:
Wenn Bundeskanzler Friedrich Merz über die deutsche Wirtschaft spricht, wählt er gern einen Begriff, der die ökonomischen Probleme Deutschlands auf den Punkt bringt: preisliche Wettbewerbsfähigkeit. Diese habe sich in den vergangenen Jahren dramatisch verschlechtert, sagt Merz. Um wirtschaftlich zu gesunden, müsse Deutschland preislich wieder wettbewerbsfähig werden.
Und in der Tat. Die Kostenbelastung der Unternehmen steigt von Tag zu Tag, ihre Auftragsdecke wird dünner, der Konkurrenzdruck aus dem Ausland härter. Anfang nächsten Jahres geht es mit den Kosten weiter nach oben – und mit der preislichen Wettbewerbsfähigkeit nach unten. Der Grund ist die Klimapolitik der Bundesregierung und der EU.
Anfang 2026 steigt die nationale Steuer auf den Ausstoss von Kohlenstoffdioxid (CO2) von derzeit 55 Euro je Tonne CO₂ auf 55 bis 65 Euro. Die begrenzt verfügbaren Zertifikate für die Sektoren Gebäude und Verkehr, die den Inhaber zum Ausstoss von CO₂ berechtigen, werden dann versteigert. Dabei ist ein gesetzlicher Preiskorridor vorgegeben. Heizen und Autofahren werden teurer.
Ein Liter Benzin beziehungsweise Diesel dürfte sich um rund 3 Cent verteuern. Das Heizen mit einer Gasheizung wird für ein typisches Einfamilienhaus um mehr als 40 Euro im Jahr teurer. Auch die Unternehmen müssen für das Betanken ihres Fuhrparks und das Beheizen ihrer Büros und Werkshallen mehr Geld auf den Tisch legen.
Weniger kostenlose Zertifikate
Dazu kommt, dass die EU Anfang nächsten Jahres den Handel mit Emissionszertifikaten für die Sektoren Industrie, Energieerzeugung sowie Luft- und Seeverkehr (ETS 1) verschärft. Dann sinkt die Anzahl der handelbaren Zertifikate. Ausserdem teilen die Regierungen den Unternehmen dann weniger Zertifikate kostenlos zu als bisher.
Seit zwanzig Jahren gibt es eine EU-weite Obergrenze für CO₂-Emissionen. Unternehmen, die bei der Herstellung ihrer Produkte Treibhausgase emittieren, müssen dafür Emissionszertifikate erwerben. Diese werden auf dem freien Markt gehandelt, wo sich der Preis aus dem Zusammenspiel von Angebot und Nachfrage ergibt. Im dritten Quartal lag er bei 75 Euro je Tonne ausgestossenem CO₂.
Die Unternehmen erhalten dadurch einen Anreiz, in Technologien zur Vermeidung von Emissionen zu investieren. Um die europäischen Industrieunternehmen im Wettbewerb mit Konkurrenten aus anderen Ländern auf den Märkten innerhalb und ausserhalb Europas nicht zu benachteiligen, haben die Regierungen bisher einen Grossteil der Zertifikate kostenlos an energieintensive Unternehmen verteilt, darunter die Produzenten von Eisen, Stahl, Aluminium, Zement, Düngemitteln und Chemikalien. Auch der innereuropäische Luft- und Seeverkehr profitierte bisher von der teilweise kostenlosen Zuteilung von Zertifikaten.
Anfang nächsten Jahres ist Schluss damit. Der Luft- und Seeverkehr erhält dann keine kostenlosen Zertifikate mehr. Und die Hersteller von Eisen, Stahl, Aluminium, Zement und anderen energieintensiven Produkten müssen für 2,5 Prozent der von ihnen emittierten Mengen CO₂-Zertifikate kaufen. Bis zum Jahr 2030 steigt der Anteil auf 48,5 Prozent. Ab 2034 müssen die Unternehmen dann alle von ihnen benötigten Zertifikate kaufen. Das lässt ihre Produktionskosten steigen und belastet ihre preisliche Wettbewerbsfähigkeit.
Verstärkt wird der Kostenschub dadurch, dass die EU die Gesamtmenge der gehandelten Zertifikate verknappt. Damit will sie die Dekarbonisierung der Wirtschaft vorantreiben und Europa bis 2050 in einen klimaneutralen Kontinent verwandeln. So sinkt die Gesamtmenge an verfügbaren Zertifikaten in den nächsten Jahren um 4,3 Prozent jährlich, ab 2028 beschleunigt sich die Reduktion auf 4,4 Prozent. Die Verknappung dürfte den Preis der Zertifikate nach oben treiben und die Produktion der Unternehmen weiter verteuern.
Auch Importeure müssen Zertifikate erwerben
Doch damit nicht genug. Um die europäischen Unternehmen vor Konkurrenz aus Ländern zu schützen, die keinen Emissionshandel betreiben und keine CO₂-Steuern erheben, sollen die Importe aus diesen Ländern durch einen Grenzausgleichsmechanismus für CO₂ («carbon border adjustment mechanism», CBAM) verteuert werden.
Die Importeure von Eisen, Stahl, Aluminium, Zement, Düngemitteln, Strom und Wasserstoff müssen ab Anfang nächsten Jahres für 2,5 Prozent der bei der Herstellung dieser Produkte im Ausland freigesetzten CO₂-Emissionen Zertifikate in der EU kaufen. Der Preis des CBAM-Zertifikats orientiert sich dabei an dem Marktpreis der Zertifikate im europäischen Zertifikatehandel ETS1.
Bis 2034 steigt der Anteil der in den Importen enthaltenen Emissionen, für den CBAM-Zertifikate erworben werden müssen, auf 100 Prozent. Dadurch soll der Import von CBAM-Produkten im gleichen Masse verteuert werden wie die Herstellung dieser Produkte im Inland.
Neubauten werden noch teurer
Das hat weitreichende Folgen. Berechnungen der Commerzbank zufolge verteuert der CBAM importierte Düngemittel und Zement im nächsten Jahr um ein Prozent gegenüber dem Jahr 2024. Bleibt der CO₂-Gehalt der Importe in den nächsten Jahren unverändert, beschleunigt sich der Preisanstieg für Düngemittel und Zement bis 2030 auf etwa 20 Prozent. Denn es müssen für mehr CO₂-Anteile in der Produktion Zertifikate erworben werden. «Für die Konsumenten in Deutschland werden nicht nur die Importe von CBAM-Produkten teurer, sondern wegen steigender Kosten für Vorprodukte auch einige heimisch produzierte Waren», sagt Vincent Stamer, Volkswirt bei der Commerzbank.
So dürfte der steigende Preis für Zement und Stahl den Bau von Häusern und Wohnungen verteuern. Das drückt den Neubau und verschärft die Wohnungskrise in Deutschland.
Und mit der Verteuerung von Düngemitteln dürften auch die Preise für Nahrungsmittel weiter nach oben klettern. Fordern die Gewerkschaften wegen der steigenden Lebenshaltungskosten höhere Löhne, verschlechtert sich die preisliche Wettbewerbsfähigkeit weiter.
Schlechtere Absatzchancen auf den Weltmärkten
Doch auch wenn preistreibende Effekte bei den Löhnen ausbleiben, unterspült der CBAM die Wettbewerbsfähigkeit der Unternehmen. Denn die Kostenbelastungen, die ihnen durch die Verteuerung der Importe und die Reduktion der Anzahl kostenloser Zertifikate für die Inlandsproduktion entstehen, werden ihnen beim Export nicht erstattet. Das verschlechtert die Absatzchancen von Waren made in Germany auf den Weltmärkten.
Das könnte zur Folge haben, «dass eine energieintensive Produktion in Europa zukünftig nicht mehr möglich ist», so die Deutsche Industrie und Handelskammer (DIHK). Der Verband drängt daher auf einen Kostenausgleich für die deutsche und europäische Industrie beim Export. Das Problem ist nur: Exportrabatte und Subventionen verstossen gegen die Regeln der Welthandelsorganisation und könnten Klagen anderer Länder gegen die EU und Deutschland zur Folge haben.
Zudem dürfte US-Präsident Donald Trump es kaum schulterzuckend hinnehmen, dass die EU amerikanische Produkte durch CBAM auf den europäischen Märkten verteuert. Die DIHK warnt daher vor der «Gefahr von wirtschaftsschädlichen Handelskonflikten und mehr Protektionismus».
Auch auf dem europäischen Markt geraten die deutschen und europäischen Hersteller durch CBAM unter Druck. Denn bisher gilt der Grenzausgleich nicht für Fertigprodukte. So können die Chinesen beispielsweise ihre Autos ohne Grenzausgleich nach Europa exportieren, während der Grenzausgleich den chinesischen Stahl teurer macht, den deutsche Autohersteller für ihre Karossen aus China importieren. So liegt der Stahlanteil an allen Vorleistungen in der deutschen Autoindustrie bei 12 Prozent. Im Maschinenbau sind es sogar 20 Prozent.
Bürokratische Berichtspflichten
Für Unruhe unter Unternehmen sorgt zudem die Frage, wie der CO₂ -Ausstoss der Importe berechnet werden soll. Denn für eine exakte Kalkulation sind die europäischen Importeure auf Daten ihrer Lieferanten angewiesen. Viele Zulieferer sind jedoch nicht in der Lage, die Daten zu beschaffen, und müssten durch ihre europäischen Abnehmer erst geschult werden, heisst es bei der DIHK. Manche Lieferanten werden zudem durch kartellrechtliche Vorgaben in ihrem Land an der Weitergabe der Daten gehindert. Andere dürften die Kosten für die Datenerhebung in Rechnung stellen, was die Importe zusätzlich verteuert.
Dazu kommt, dass die Importeure für die Richtigkeit der Angaben geradestehen. «Können die notwendigen Daten vom Hersteller im Drittland nicht beschafft werden, drohen Sanktionen», so die DIHK. Die Sanktionen liegen zwischen 10 und 50 Euro je Tonne nicht gemeldeter Emissionen. Macht ein Unternehmen mehr als zweimal in Folge unvollständige oder unzutreffende Angaben, kommen auch Strafen von über 50 Euro je Tonne in Betracht. Die Einführung der CBAM-Berichtspflichten sei daher «eine grosse bürokratische Belastung», so die DIHK.
Die EU erlaubt den Unternehmen deshalb, auf Standardwerte für die CO₂-Emissionen der CBAM-Produkte zurückzugreifen. Diese orientieren sich an den durchschnittlichen CO₂-Emissionen der zehn Länder mit der höchsten Emissionsintensität. Weichen die tatsächlichen Emissionen der importierten Produkte jedoch von den Standardwerten ab, werden die Importe künstlich verteuert oder verbilligt. Das verzerrt den Wettbewerb, je nachdem, ob die inländischen Produzenten mit den Importen konkurrieren oder diese als Vorprodukte nutzen.
Dass die EU und die nationalen Regierungen angesichts der Probleme und des Kostenschubs, den CBAM auslöst, von diesem abrücken, ist allerdings unwahrscheinlich. Denn der Zertifikatehandel spült viel Geld in die Staatskassen. In Deutschland speisen die Einnahmen aus der Versteigerung der Zertifikate den Klima- und Transformationsfonds. Mit ihm will die Bundesregierung die Energiepreise subventionieren, die sie mit der Klimapolitik zuvor nach oben getrieben hat. Widersinniger geht es kaum.
The Economist, December 12
Germany has a lawyer problem
Its endless bureaucratic rules trap would-be reformers
Excerpt:
Most of Germany’s famous firms, including AEG, Deutsche Bank and Mercedes-Benz, were established in the late 19th century. The time is known as the Gründerzeit, or founding period, referring not just to the proclamation of the German empire in 1871, but also to the hundreds of companies that set up shop. Less well-known is that in the same era Germany’s peculiar—and peculiarly dominant—bureaucracy took shape. It is top-down, formalistic and lawyerly. And it is causing problems. (…)
Summary :
The Economist argues that Germany’s deeply rooted, lawyer-dominated bureaucracy—shaped since the 19th century—is now obstructing the country’s ability to adapt to economic stagnation, demographic decline and global competition. Historically, Germany’s rules-heavy, legalistic administrative system functioned well in a stable, export-driven economy. But today it slows decision-making, discourages innovation, and makes major reforms nearly impossible.
https://www.economist.com/finance-and-economics/2025/12/11/germany-has-a-lawyer-problem
